MARS Centrafrique

Movement d’Action pour la Renaissance et le Salut

Lu pour vous

MASSI, le FODEM et les chemins du déshonneur Par Vence NAMFIO FEÏGANAZOUI 

Si j’étais scénariste ou producteur de séries télés, la scène politique centrafricaine serait pour moi une grande source d’inspiration, un immense réservoir. En 48 années d’indépendance la république centrafricaine aura connu tous les types d’hommes politiques et tous les types de régime, du monopartisme au multipartisme et de l’empire à la république. 

Le dernier acte dont je me serai inspiré pour monter une série télé est ce qu’on appelle ici à Bangui dans les coulisses : le cas MASSI. Cette série télé s’appellerait: « LES CHEMINS DU DESHONNEUR. » Synopsis: l’histoire d’un homme qui atterrit par hasard au coeur d’une machine politique et qui fera tout ce qu’il pense être utile pour rester dans la lumière du jour se prostituant, se compromettant et mettant en complicité les membres de sa famille et de son clan. 

Les acteurs avertis de la scène politique centrafricaine savaient que le prochain épisode dans ce qu’il faut désormais appeler le cas Massi serait sa promotion au grade de général. La réunion de Lagos du 25 mai 2008 avait posé le décor en demandant au président de l’UFDR d’accorder des promotions aux militaires membres de l’état major politique et militaire du mouvement. C’est donc sans surprise que la nouvelle est tombée ce mercredi 11 juin 2008 à Bangui: « Massi est promu général de division de l’UFDR » et comme la logique du déshonneur est sans limite, l’ancien président du Fodem a reçu mandat de l’UFR (la rébellion du rejeton Ndjadder) pour le représenter au dialogue politique inclusif. 

Le thermomètre des chemins du déshonneur a toujours été les activités virtuelles d’Eric Neris, secrétaire général, webmaster et chargé des relations extérieures du Fodem France. Au lendemain du 1er tour des élections de 2005, ce dernier a disparu des espaces d’échanges communautaires où il excellait avant dans des diatribes antibozizéennes. S’il est vrai qu’une bouche pleine ne parle pas, il est encore plus vraie que des mains pleines ne peuvent écrire. Subitement, après l’éviction du président du Fodem du gouvernement Touadera, Mr Neris a retrouvé son ancienne activité qui est celle de polluer l’espace Internet centrafricain de pro-Massi. Cette excitation du webmaster du Fodem est la suite mécanique des déboires de Mr Massi. Chaque jour qui passe désormais, nous réserve une ponte. Le dernier épisode en date est la révocation de Mr Jean Mbalanga de son poste de Président de la fédération Fodem France et son exclusion du parti par son la fédération Fodem France. Alors que c’est une décision qui revient au bureau national du parti, c’est à dire la nouvelle direction de Bangui. L’exclusion de Mr Mbalanga qui ne doit émouvoir personne car ce dernier fut à un moment défenseur de l’indéfendable permet d’avoir deux grilles de lecture, la première, la légaliste;celle qui a révoqué Massi suite à sa désignation comme coordonnateur UFDR et la seconde, la rebelle; celle qui vient d’exclure le président de la fédération Fodem France et un militant de cette fédération. La rebelle a agi en violation flagrante des articles 17,25,40 et 41 du Fodem et ne tire sa légitimité d’action que par son alliance familiale avec le président fondateur du Fodem. 

Des questions nous tourmente:

1.      Comment expliquer qu’un homme qui a occupé de hautes responsabilités au sein de l’administration Centrafricaine puisse avoir un tel mépris des institutions de la république ? 2.      Comment expliquer cette dualité qui veut toujours opposer à un pôle le reste du peuple? 

3.      Comment expliquer que pour des miettes, un homme est capable de retourner à la catégorie animale, de céder ce qui fait de lui un homme? 4.      Comment expliquer cette cacophonie élitiste qui veut qu’une fédération, au mépris des textes écrits dans le marbre, prenne le risque de révoquer et d’exclure son président? 

5.      Comment expliquer qu’au 21 ème siècle, les règles de gestion politiques en RCA restent la famille et la fourberie? 6.      Comment expliquer que ceux qui sont censés connaître les mécanismes de l’émancipation sont ceux là-même qui prennent en otage le peuple? 

Les turpitudes de Mr Massi et de sa clique doivent pousser les centrafricains à revoir les bases de crédibilité qu’ils accordent aux acteurs politiques et à certains partis dont les bases sont la famille et le clan et dont l’unique objectif est de se greffer au soleil de la république au prix de la vie et de l’espérance de la nation. De tels individus sont à combattre et j’espère que le président de la république usera de son pouvoir pour empêcher Mr Massi et sa bande de revenir à nouveau dans le jeu et de perturber la quiétude du prochain dialogue politique. 

La suite au prochain épisode. 


Bangui,17 Juin 2008

VENCE NAMFIO FEÏGANAZOUI

source : www.centrafrique.com

Les primaires démocrates US

Could he deliver?

 

La France s’invite dans la campagne US 

Par Julie Connan le 8 février 2008 18h26 Si les Français semblent suivre l’élection américaine comme si c’était un scrutin national, les candidats le leur rendent bien (enfin presque). Depuis plusieurs jours en effet, les références à l’Hexagone se multiplient dans la campagne.

Dernier en date, l’ex-candidat républicain Mitt Romney qui, lors de son discours d’abandon devant la Conférence du mouvement conservateur américain (Conservative Political Action Conference), s’en est directement pris à la France. Selon le milliardaire mormon, si les Etats-Unis ne changent pas de direction, «nous risquerions de devenir la France du XXIe siècle», «encore une grande nation, mais plus le leader du monde, plus la superpuissance». Et de conclure : «Et pour moi, c’est impensable». (Voir la vidéo de son discours)

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Mitt Romney n’en est pas à sa première diatribe sur la France, où il a pourtant passé deux ans pour parfaire son éducation religieuse, dans les années 60. Récemment, lors d’un discours où il évoquait les valeurs morales, l’ex-gouverneur du Massachusetts a affirmé: «en France, on me dit que maintenant on se marie pour des périodes de 7 ans, après quoi l’un ou l’autre partenaire peut s’en aller». «Quelle légèreté !», a-t-il lancé.

Fin 2007, le Boston Globe avait déjà révélé l’existence d’un document stratégique émanant de son camp, où la critique de la France était conseillée de façon récurrente comme un bon outil de campagne. Des slogans étaient développés, associant la candidate démocrate Hillary Clinton à la France. «C’est là qu’Hillary et les démocrates veulent nous emmener. Hillary = France», suggérait ce document à usage des militants.
Depuis toujours, la France provoque un mélange d’attraction/répulsion pour les hommes politiques américains. Barack Obama lui-même n’a-t-il pas manifesté une certaine gêne quand Laurence Haïm lui a demandé si la France serait le premier pays qu’il visiterait une fois élu ? 
 

Barack Obama prend le contrepied de McCain sur Guantanamo et sur l’économie

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Barack Obama a pris ce week-end le contrepied de son rival John McCain, saluant la décision de la Cour suprême sur Guantanamo, décriée par le républicain, et dénonçant une nouvelle fois en ce dernier le digne successeur de George W. Bush, notamment en matière économique.

En campagne en Pennsylvanie, un des principaux champs de bataille pour l’élection de novembre, le sénateur de l’Illinois s’est réjoui de la décision jeudi de la Cour suprême, qui a considéré inconstitutionnel de ne pas permettre aux détenus de la prison militaire de Guantanamo (Cuba) de faire appel devant les juridictions civiles américaines de leur détention indéfinie et sans inculpation: faire respecter ces droits, c’est « l’essence de ce que nous sommes », a déclaré Barack Obama.

Même les nazis ont eu droit à un procès après les atrocités de la deuxième guerre mondiale, à Nuremberg, a-t-il rappelé. « Cela a montré au monde entier qui nous sommes ».

John McCain avait lui vilipendé cette décision des juges constitutionnels, considérée comme un camouflet sévère pour l’administration Bush et sa très controversée politique envers les suspects de terrorisme dans cette prison née après les attentats du 11 septembre 2001.

Il s’agit d’ »une des pires décisions de l’Histoire », avait jugé McCain. Avant d’expliquer que la loi, qu’il avait contribué à rédiger, « établissait très clairement que ces gens sont des combattants ennemis, ils ne sont pas des citoyens, ils n’ont pas les mêmes droits que les citoyens ».

Au chapitre de l’économie, considérée comme son point fort face à son rival, le candidat démocrate a une nouvelle fois dénoncé le projet de ce dernier de supprimer provisoirement la taxe sur l’essence. Il a évoqué la réduction des impôts pour les personnes âgées à faible revenus, et envisagé en revanche d’éliminer les réductions d’impôts aux contribuables les plus riches.

Dans le même temps, McCain, qui cherche à se rallier l’électorat d’Hillary Clinton, notamment féminin, a redit son « respect » et son « admiration » pour la campagne menée par la sénatrice de New York avant qu’elle ne se range derrière Obama, le 7 juin. AP

nc/v

 

Lu pour vous arton14562 

Obama, l’Africain…
Quand le rêve du panafricanisme à l’Américaine prend corps

Sa personne est l’incarnation du mythe du retour à la terre originelle, une aspiration pourtant truffée de désillusions pour les Africains-Américains. Barack Obama, le candidat démocrate à la Maison Blanche en a néanmoins fait un atout. Entre fantasme et réalité, « l’africanité » de Barack Obama se discute.

L’imaginaire afro-américain est peuplé de rêves de retrouvailles avec la terre nourricière, l’Afrique. Des aspirations panafricanistes maintes fois vidées de leurs substances par nombre d’expériences décevantes que l’américaniste Sylvie Laurent, rapporte dans un article très complet sur les liens de Barack Obama avec l’Afrique. En toute conscience, le candidat noir à la présidentielle américaine sait qu’il incarne cette quête d’absolu : retrouver ses racines. De cette double identité, qu’expérimente les Africains-Américains à des degrés différents et avec une moins grande intensité que lui, dont la filiation kenyane est immédiate, le sénateur a fait un atout. « Du moins au début de sa campagne, souligne la maître de conférence à Sciences-po Paris qui y enseigne l’histoire politique et littéraire des Africains-Américains. » Barack Obama, qui s’est débarrassé de son surnom américain « Barry », pour faire la part belle à son prénom d’origine africaine « Barack », en a joué. « Il a profité de l’image positive dont les immigrés africains jouissent aux Etats-Unis parce qu’ils s’intègrent mieux que les Africains-Américains, de cette sympathie qu’ils inspirent au sein de la population blanche » à qui la culpabilité d’un passé esclavagiste et ségrégationniste n’est pas renvoyée au visage à chaque regard.

L’immigré africain, figure positive de l’imaginaire blanc américain

Cette image de « l’Africain éduqué »… Comme l’était son père kenyan, Barack Hussein Obama, étudiant africain assez méritant pour obtenir une bourse américaine sous le président John Kennedy dont le sénateur de l’Illinois rappelle le charisme. « Il n’a jamais prétendu qu’il en était autrement, poursuit Sylvie Laurent, il n’a jamais essayé de prendre l’accent du ghetto, lui qui est issu d’un milieu bourgeois ». Un statut admis et respecté dans sa communauté. Barack Obama s’est d’ailleurs permis, note-t-elle, de faire la leçon aux pères noirs américains, à propos du fatalisme né de ce lourd passé d’esclaves. « Le discours qu’il a tenu, et qui a été semble-t-il bien accueilli, est celui que tient le comédien Bill Cosby depuis des années, mais avec beaucoup moins de succès ». Ses prises de position ont été critiquées, se souvient Sylvie Laurent, avec véhémence aussi bien par la population que des intellectuels afro-américains. Le discours selon lequel les pères Africains-Américains doivent prendre en main l’éducation de leur progéniture et que les Blancs ne sont pas responsables de tous les maux des Noirs, de leur situation, de leur pauvreté. Cette posture du grand-frère, quelque peu paternaliste est ironiquement celle que nombre d’Africains-Américains adoptent dans leur rapport à l’Afrique.

Contrairement à la plupart de ces concitoyens, il ne risque pas de tomber dans ce travers, assure l’historienne. « Quand il parle de l’Afrique dans sa biographie, il ne fait pas allusion à un continent sublimé, comme la plupart des Africains-Américains, mais il parle de sa grand-mère, de sa sœur… Ses liens avec l’Afrique sont réels, parfois douloureux parce qu’il y est allé chercher ce père absent mais admiré. Il ne pourra jamais avoir une attitude paternaliste parce qu’il est justement fils du continent, et non père ».

Il est bel et bien l’un des leurs

Un continent si proche mais tout aussi lointain dans la vie du sénateur Obama qui n’influence pas la perception qu’ont les Noirs d’Amérique de lui et qui ne saurait en aucun cas jouer en sa défaveur. « Un sénateur noir avait reproché, au début de sa campagne, à Barack Obama de ne pas être un descendant d’esclave. Des propos qui avaient été largement repris dans les médias faisant croire qu’ils reflétaient la pensée de la majorité des Africains-Américains. Ce qui n’est pas le cas. A chaque fois, 90% de l’électorat noir a voté pour lui durant la campagne à l’investiture. Ce serait d’ailleurs absurde de penser en ces termes car l’histoire des Africains-Américains est marquée par des hommes qui n’étaient pas descendants d’esclaves américains. Marcus Garvey est descendant d’esclave mais il n’est pas né sur le sol des Etats-Unis, il est né en Jamaïque. »

Le photographe américain Ernest Collins est de Chicago comme Barack Obama. Il vit en France depuis 17 ans et partage le même avis. « Qu’il soit descendant d’esclave ou non ne rentre pas en ligne de compte pour les Africains-Américains, ils n’y pensent même pas. On n’a pas besoin d’être descendant d’esclave pour savoir ce que c’est que d’être Noir. C’est en France qu’on fait la distinction entre métis et Noir. Aux Etats-Unis, il suffit d’avoir un peu de sang noir pour être qualifié de Noir. Quand je suis arrivée en France, j’avais fait un compliment à une jeune femme en m’exclamant : « Quelle belle femme noire ! ». Elle m’a tout de suite rétorqué : « Je suis métisse ». Et moi d’insister sur le fait qu’elle était noire et vice-versa pour elle. Barack Obama a la même énergie que Martin Luther King. Il inspire la confiance quand on le voit. Jusqu’à cette année où je l’ai découvert, je ne m’étais jamais intéressé à la politique. Maintenant, je suis incollable. Je sais tout parce que je lis tout. La première fois que je l’ai vu, j’ai été fasciné, hypnotisé… Ca n’avait rien à voir avec sa couleur de peau. Néanmoins, Barack Obama est un Noir, certes pas n’importe lequel, il est intelligent et éduqué. Ce qui fait de lui une force qui peut être perçue comme une menace pour certains. C’est pourquoi, je suis inquiet des menaces qui pèsent sur lui. En Amérique, beaucoup sont prêts à tout pour devenir célèbre. »

Barack Obama est l’exception qui confirme la règle. Il n’a eu à jouer d’aucun artifice pour être populaire, même au-delà des frontières américaines. Les Japonais de la petite ville portuaire d’Obama l’adulent et la fierté kenyane s’est répandue comme une traînée de poudre à l’ensemble du continent où l’africanité du sénateur de l’Illinois fait certainement plus débat qu’ailleurs. Un appel à débattre a été ainsi lancé le 17 juin dernier sur le blog de Théophile Kouamouo. Dans un texte qui y est publié, Diegou Bailly, ancien journaliste ivoirien et actuel président du CNCA, organe national de régulation de l’audiovisuel, reste très pragmatique sur la question. « Obama n’est pas Africain. Cependant, il renouvelle l’espoir et l’espérance de la race noire. Vilipendée, humiliée, honnie et vomie à travers les âges. Il rappelle à notre mémoire collective flétrie et flagellée que, si tout n’est pas permis, « tout est possible ». A qui garde la foi. ».

Barack Obama ne rêve pas l’Afrique

De cet « Obama, l’Africain… » avec trois points de suspension qui disent « toute la complexité d’un homme », remarque Sylvie Laurent, qui ne saurait être réduit à ses racines africaines, que peut attendre l’Afrique politique ? « Nous avons donc raison de souhaiter, écrit, Diegou Bailly, et d’espérer la victoire de Barack Obama. Nous en serons heureux et fiers. Même si nous restons persuadés que l’Afrique n’en tirera aucun bénéfice matériel. Bien au contraire, elle profitera stratégiquement aux Etats-Unis, en consolidant leur hégémonie sur le monde. Elle donnera aux Américains l’illusion de vivre dans un Etat très démocratique, dans un pays ouvert et tolérant et dans une société multiculturelle et multiraciale. Ou, au-delà des préjugés, ne comptent que la valeur intrinsèque et la compétence de chaque individu. Effectivement, ce pays qui, après le 11-Septembre, aurait eu l’audace de porter à sa tête un Obama dont le nom rappelle outrageusement Oussama s’accordera le droit de s’attribuer toutes les vertus et qualités. »

Ne pas espérer une attention excessive, prévient aussi l’historienne Sylvie Laurent, même si la politique africaine de Barack Obama devrait prendre une autre dimension. L’avertissement vaut aussi bien pour les Africains, que leurs cousins d’Amérique. «  »Je suis Noir mais je suis le président de tous les Américains » dont la majorité est blanche », déclare Sylvie Laurent pour résumer une philosophie chère au candidat démocrate. Mais finalement, qu’importe. En 2050, la planète devrait être « mix-raced », l’équivalent américain de la conception française de « métissage ». En élisant peut-être Barack Obama, un homme qui assume toutes les contradictions raciales dont son parcours est l’image (une grand-mère qui n’a pas pu s’empêcher d’être raciste, un directeur de conscience-pasteur afrocentriste), l’Amérique prouvera encore qu’elle a toujours, semble-t-il, une longueur d’avance sur le reste du monde.

Légende : Barack et sa grand-mère kenyane, Sarah

Source www.afrik.com


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