MARS Centrafrique

Movement d’Action pour la Renaissance et le Salut

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Interview accordé par le Secrétaire Général du MARS au journal « L’Indépendant »

16 août, 2007
Interview | Pas de réponses »

Olivier Boby : « Ceux qui réclament la tenue du dialogue politique, ne recherchent que des strapontins ministériels. C’est vraiment ridicule ».

Le secrétaire général du Mouvement d’Action pour la Renaissance et le Salut, a bien voulu répondre à nos questions. Retrouvez son interview.

Pourquoi lancer une nouvelle association à caractère politique comme écrit dans votre communiqué ?
Un homme politique français disait : « La parole, les idées, la communication n’ont de sens que dans la mesure où elles permettent et surtout facilite l’action, transformer le quotidien et rendre l’impossible envisageable ». C’est dans cette optique que poussé par une envie d’action pour le renouveau et le développement de notre pays, nous avons décidé de créer une association d’utilité publique à caractère politique. Monsieur le journaliste, vous qui suivez l’actualité de notre pays au jour le jour, mieux que moi, vous savez que le peuple centrafricain ne fait plus confiance aux traditionnels partis politiques. Ces partis, sans exception ont tous échoué. Ils portent la responsabilité de la situation catastrophique de notre pays. C’est donc pour palier à ce manquement qu’est né le Mars. Nous voulons par ce mouvement réconcilié la population à ses institutions. Nous pensons que c’est là le fondement de la citoyenneté.
Ce mouvement est aussi le manifeste d’une jeunesse en détresse qui veut bouleverser un scénario politique trop bien écrit par la génération de nos pères qui vise à sacrifier notre génération et la génération de nos enfants. Ce mouvement est aussi un instrument qui nous permet et permettra aussi à la jeunesse qui a toujours été marginalisé d’agir pour l’avenir et le devenir de notre pays.

Ne pensez-vous pas que c’est encore un groupe politique de trop ?

Nous ne sommes pas un groupe politique mais une association qui entend s’exprimer sur les questions politiques. Au lieu de demeurer dans l’hypocrisie des associations apolitiques, nous voulons clairement faire tomber nos masques et apporter une nouvelle vision sous un autre angle dans le jeu politique centrafricain. Nous savons que notre génération a besoin non seulement d’un éveil politique à la hauteur des enjeux du moment, mais d’une formation politique citoyenne. Il nous faut sortir de l’impasse et prouver que le militantisme n’est pas synonyme de promotion dans la haute administration. Notre objectif n’est pas de rejoindre la mangeaille.

Que rechercher vous concrètement, je veux parler des objectifs de ce mouvement ? Et vos projets à court terme ?

Nous voulons par ce mouvement donner une impulsion et du courage à la jeunesse de pouvoir être acteur d’une refondation car notre pays est un vaste chantier ou tout est à rebâtir. Pour nous l’heure est à un rendez vous ou la jeunesse n’aura aucune excuse pour justifier son absence à la génération future, la jeunesse doit cesser d’être un fer de lance à la solde des politiciens véreux, et sans scrupule qui n’hésite pas à l’utiliser que lorsqu’ils ont envie de mettre le feu au pays. La jeunesse doit être considérée par les politiciens comme des partenaires crédibles. Pour ce qui est de nos projets à court terme, comme je l’ai dis ci haut c’est d’être présent aux tables de négociation et de parlementer de la reconstruction nationale car nous avons trop laissé des occasions passer et c’est une erreur qu’on ne réitérera pas plus de deux fois, nous reconnaissant avoir été absent au Conseil National de Transition pour recadrer les objectifs par rapport à la nouvelle république, nous reconnaissons avoir été absent lors des débats du dialogue national qui a fait perdre à la population la confiance qu’elle a, à la politique, nous voulons par ce mouvement réincarné le renouveau de la vie politique, être un nouvel oxygène dont le pays a besoin pour son développement telle.

Que pensez-vous sur le dialogue politique réclamé par presque l’ensemble de la classe politique centrafricaine ?

La tenue de ce dialogue politique sera un honneur fait à la mangeocratie en Centrafrique. Car les personnes qui demandent la tenue de ce dialogue politique sont les mêmes qui vient de sortir du dialogue national qui avait eu lieu à Bangui en 2004. Celles-ci, au lendemain des élections qui ont eu lieu en Centrafrique se sont rendu compte qu’ils n’ont pas eu l’occasion de discuter le partage du gâteau et veulent par ce dialogue avoir une occasion de le faire. Ceux qui réclament la tenue du dialogue politique, ne recherchent que des strapontins ministériels. C’est vraiment ridicule. Si Bozizé traine les pas quant à la convocation de ce dialogue, c’est parce qu’il sait déjà l’issue. Ceux qui réclament ce dialogue, sont ceux là même qui la nuit sont à Sassara pour qu’émender de l’argent et des postes à Bozizé. Comment voulez-vous qu’il les prenne au sérieux. Que sont devenus les actes et recommandations du fameux dialogue national ? Nous proposons pour notre part, que les représentant de la société civile, les membres de la résistance armée, les députés de l’opposition, ainsi que Bozizé, se retrouvent sur un territoire neutre et jeter les base d’une nouvelle transition pouvant déboucher sur l’organisation des prochaines élections.

Quelle est la position de votre mouvement face aux groupes rebelles ?

Pour l’heure nous n’entretenons aucune relation avec les mouvements de l’opposition armée et nous n’avons rien contre eux car on peut croire qu’ils ont choisi la voie des armes pour exprimer leur raz-le-bol par rapport au système qui ne change pas. Car pour tous les centrafricains le 15 mars 2003 était la révolution que le peuple attendais depuis toujours, mais hélas, Bozizé et ses supposés libérateurs ont lamentablement échoué.
Nous sommes contre toutes tentatives de déstabilisation d’un régime démocratiquement élu par les armes, mais si le président accepte d’arrêter de rafistoler en nommant des chefs de guerre ou des leaders de rébellion à des postes de responsabilités et cherche à avoir une nouvelle approche de la gestion de la crise que traverse notre pays d’une manière que cela arrange tout le monde certainement les armes cesseront pour laisser parlementer les hommes.

Un message à faire passer
C’est avec pleine de détermination que nous nous levons et nous demandons à tous les centrafricains de se lever car soit nous continuons à croiser les bras et laisser notre pays sombrer progressivement, ou soit l’on saisit cette occasion pour écrire une nouvelle page de l’histoire pour la génération de nos enfants et nos petits enfants, plus question de donner l’opportunité aux marchands d’illusion de nous endormir par des slogans sordides qui ne s’écrit qu’aux dos des T-shirt, une manière de dire que la préoccupation de la jeunesse est derrière eux.


Jeudi 16 Août 2007

Propos recueillis par Wa Kodro


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